Questions à poser à ses grands-parents, et comment garder leurs réponses
Une grand-mère, un grand-père, ont vécu un monde entier avant vous. Une école sans ordinateur, un village qui n’existe plus tel quel, des métiers disparus, des parents nés au début du siècle dernier. Ce qu’ils savent de tout cela disparaît avec eux si personne ne le leur demande, et si personne ne l’écrit.
Voici trente questions à poser à ses grands-parents, classées par période, puis deux méthodes pour garder leurs réponses : enregistrer leur voix, et leur faire écrire.
Leur enfance
- Où es-tu né, et cette maison existe-t-elle encore ?
- Comment s’appelaient tes parents, et quels étaient leurs métiers ?
- Que mangeait-on chez toi un jour ordinaire ? Et un jour de fête ?
- Comment allais-tu à l’école, et combien de temps cela prenait-il ?
- Quel était ton jeu préféré quand il n’y avait rien à acheter ?
- Quelle est la première grande nouvelle du monde dont tu te souviens ?
Leur jeunesse
- À quel âge as-tu commencé à travailler, et pour qui ?
- Comment s’habillait-on pour sortir, et où sortait-on ?
- Comment avez-vous rencontré Mamie, ou Papy ? Qui a parlé en premier ?
- Quel a été ton premier achat important ?
- As-tu quitté ta région, et qu’est-ce qui t’a manqué ?
- Y a-t-il un moment où tu as eu vraiment peur ?
Leur famille
- Comment s’est passée la naissance de ton premier enfant ?
- Qu’est-ce qui était le plus difficile quand nos parents étaient petits ?
- Quelle règle de la maison ne se discutait pas ?
- Quel est le souvenir de vacances que tu racontes le plus ?
- Y a-t-il une dispute de famille dont on ne parle jamais, et dont tu accepterais de parler ?
- Que faisait-on le dimanche ?
Le jour où ils sont devenus grands-parents
- Comment as-tu appris que tu allais être grand-mère, ou grand-père ?
- Qu’est-ce qui change, entre être parent et être grand-parent ?
- Quel est le premier souvenir que tu as de moi ?
- Qu’as-tu voulu me transmettre sans jamais le dire ?
- Quelle recette voudrais-tu que je sache faire après toi ?
- Quelle chanson me chantais-tu, et d’où la tenais-tu ?
Ce qu’ils savent maintenant
- Qu’est-ce qui était mieux avant, vraiment ? Et qu’est-ce qui est mieux aujourd’hui ?
- Y a-t-il un choix que tu referais autrement ?
- De quoi es-tu le plus fier, ou la plus fière ?
- Qu’est-ce que tu aimerais que tes arrière-petits-enfants sachent de toi ?
- Quel objet de ta maison porte le plus d’histoire ?
- Qu’est-ce que tu ne m’as jamais raconté ?
Comment enregistrer la voix de ses grands-parents
Un téléphone posé sur la table suffit. Prévenez, puis oubliez-le : après trois minutes, tout le monde l’oublie. Enregistrez une question à la fois, en fichiers courts, avec la date et le prénom dans le nom du fichier. Faites au moins une copie ailleurs que sur le téléphone. Dans dix ans, ce qui comptera ne sera pas la réponse : ce sera le timbre de la voix, la façon de rire avant de répondre, l’accent que vous aviez cessé d’entendre.
Leur faire écrire, plutôt que tout retenir
L’oral s’efface. La main, non. Une page écrite par une grand-mère garde sa réponse et son écriture, ses ratures, la façon dont elle forme ses majuscules. C’est ce que propose le livre à remplir pour mamie, Ce que je ne t’ai jamais raconté, et son pendant, le livre à remplir pour papy. Ces deux éditions ne sont pas de simples variantes de l’édition Maman : leur chapitre VIII a été entièrement réécrit, parce qu’une grand-mère n’a pas mis au monde la personne qui lui offre le livre. Il raconte donc ses propres enfants, puis le jour où elle est devenue grand-mère.
Chaque livre pose 254 questions numérotées en onze chapitres, auxquelles on répond à son rythme, sans ordre et sans date limite. Il contient aussi la frise de toute une vie, l’arbre de famille sur une double page, la recette écrite de sa main, et une page où coller le code à scanner qui mène à l’enregistrement de sa voix. La conversation et la page se complètent : la voix pour le timbre, l’écriture pour ce qui reste lisible dans cinquante ans.
La recette à transmettre
Parmi les trente questions, celle de la recette est la plus simple à poser et la plus souvent oubliée. Une recette de grand-mère n’est jamais écrite : elle est dans les mains. Demandez-la un jour où elle la prépare, notez les quantités qu’elle ne mesure pas, et faites-lui écrire la sienne sur la double page prévue pour cela. Vous la referez, un jour, en lisant son écriture.
Pour offrir les deux éditions en une fois, dans un seul envoi, le pack Grands-parents réunit Mamie et Papy à prix de pack, livraison offerte. Conçu et imprimé en France.